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Avec Douglas, j’ai la poutre!

par | Mar 18, 2017 | Travaux | 0 commentaires

Bon, même s’il est assez mal photoshopé, on ne peut qu’acquiescer… Le sapin douglas est en effet un excellent bois pour la construction et la réalisation de terrasses. Il présente des qualités mécaniques indéniables mais son point fort est qu’il n’a nul besoin d’être traité : les insectes et les champignons le fuient comme la peste!

 

Trêve de bavardage, pour les travaux que je vais t’expliquer dans cet article, nous n’avons pas eu recours au douglas mais à priori à du pin traité.

Les travaux en question: le doublage de poutres existantes (en châtaigner) dont l’intégrité physique et mécanique était plus que douteuse pour renforcer le plancher entre la future buanderie au rez-de-chaussée et les 2 futures salles de bains au 1er étage. En gros, c’était une étape indispensable si tu voulais éviter de passer au travers du plancher en prenant ta douche.

Des deux poutres qu’on a doublé, voici celle qui était dans l’état le plus préoccupant :

 

La seconde se trouvait alignée avec la cloison que nous avons abattue (voir le post « On casse tout!« ) et l’humidité était remontée par capillarité jusqu’à la poutre :

 

Nous avons donc décidé de doubler ces deux poutres et, pour chacun des deux points, de solidariser la nouvelle poutre à l’ancienne à l’aide de tire-fonds (des grosses vis bien solides!)

Première étape: on retire délicatement (ou pas) les pierres des murs aux emplacements où les nouvelles poutres seront encastrées:

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L’étape suivante fut d’essayer d’insérer les nouvelles poutres dans les cavités ainsi créées. Autant dire que c’est BEAUCOUP plus facile à dire qu’à faire! Le trou n’est pas assez grand, la poutre est trop grosse, ça frotte beaucoup trop pour pouvoir la déplacer… bon, cet article est définitivement placé sous le signe des allusions salaces.

 

 

 

Une fois les nouvelles poutres en place, on les solidarise aux anciennes avec des tire-fonds, en ayant pris soin de bien faire des pré-trous au bon gabarit :

 

 

 

 

 

[Petit message perso pour les pro du BTP: oui, je sais, les EPI c’est pas pour faire joli sur les escabeaux, merci.]

Bref, une fois les poutres solidarisées, on peut passer au rebouchage des murs pour sceller le tout avec des pierres et du mortier (de chaux ou de ciment, selon ce qu’on a sous la main).

La dernière étape a lieu plusieurs semaines après avoir mis en œuvre le mortier : on croise les doigts et on retire les étais qui soutenaient les poutres. Tout tient en place, rien ne bouge, même quand on saute à pieds joints sur le plancher juste au dessus, halleluia!

 

 

 

Au fait, tu as peut-être remarqué les tuyaux bleu et rouge dans le fond de la pièce… ce sont les gaines des tuyaux en PER (polyéthylène réticulé) d’eau chaude et d’eau froide qui alimenteront les deux futures salles de bains du 1er étage. Mais ça, tu te doutes bien que c’est une histoire pour un prochain article…