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Que dalle!

par | Oct 12, 2017 | Travaux | 0 commentaires

Bon, encore un titre évocateur: on va parler de coulage de dalle.

 

Te souviens-tu, il y a quelques semaines, je t’avais parlé du décaissement de la pièce cuisine/buanderie/WC? On s’était quitté sur cette image:

 

Depuis, les choses ont quelque peu évolué…

 

Tout d’abord, nous avons creusé une tranchée pour passer une conduite d’amenée d’air frais extérieur jusqu’au futur poêle ou poêle de masse de la salle à manger.

 

L’extrémité du tuyau qui sera sous le poêle est métallique pour éviter que des braises ne viennent brûler du plastique. La suite est en PVC car bien moins cher, et légèrement en pente vers l’extérieur pour évacuer une éventuelle condensation qui se formerait dans ce tuyau. A l’extérieur, les condensats seront évacués gravitairement dans la terre et la prise d’air se fera en hauteur, à environ 1m du sol. On en a aussi profité pour faire passer quelques gaines électriques (en rouge et gris sur les photos).

 

Voilà, ça, c’était la partie facile… A partir de là, il a fallu faire travailler les muscles! De mémoire, on a commencé par mettre environ 5 mètres cubes (soit environ 8 tonnes) de galets. Cette couche permet de drainer une éventuelle humidité du sol et d’avoir une base plane (niveau vérifié au laser) avant de passer à la suite.

 

 

Tu noteras le passage des évacuations avec une légère pente en plein milieu (pour le futur lave-mains des WC et l’évier de la cuisine) et contre le mur du fond (pour les WC, la purge du chauffe-eau, l’évier de la buanderie et la machine à laver) qui viennent rejoindre celles des deux salles de bains juste au dessus avant de se jeter à l’extérieur.

 

Après les cailloux, on met un polyane (mot technique pour dire « bâche plastique ») pour être sur que l’humidité ne remonte vraiment pas et on installe les plaques d’isolant en polyuréthane. Alors oui, j’entends déjà les puristes s’exclamer « comment, du polyuréthane?? Mais comment peut on mettre un tel polluant pour isoler sa maison??? » Eh ben oui, c’est un choix assumé, un délicat équilibre entre prix, résistance à l’humidité et pouvoir isolant. Et vu l’humidité présente dans notre sol, un isolant chaux/chanvre aurait été compliqué à mettre en place…

 

Entre temps, Point P nous avait fait une petite livraison de matériaux pour la dalle…

 

Nous avons donc 5 mètres cube de mélange à béton (soit environ 10 tonnes), 42 sacs de 35kg de ciment (soit environ 1.5 tonne), des armatures et quelques autres petits accessoires.

 

Avant de couler la dalle, quelques préparatifs s’imposent:

– installer un nouveau polyane pour éviter que le béton ne coule dans les interstices de l’isolant,
– poser le ferraillage légèrement surélevé par rapport au polyane pour qu’il soit noyé dans le béton,
– installer des « plots » de guidage sur lesquels on posera des règles métalliques permettant de tirer (niveler) le béton pile poil au bon niveau.
– on installe aussi quelques planches pour pouvoir circuler plus facilement avec une brouette sur le ferraillage.

 

Une fois ces préparatifs faits, on peut passer enfin au coulage de la dalle à proprement parler! A l’aide d’une bétonnière ainsi que des deux papas et de Pierre, un ami de la famille, on mélange les éléments constitutifs du béton: granulats, ciment et eau. On verse le tout dans une brouette et on verse le contenu de la brouette à l’emplacement de la dalle.

 

C’est à partir de ce moment qu’il faut un certain coup de main: on doit tirer le béton à l’aide d’une règle de maçon. En se reposant sur les guides métalliques eux-mêmes posés sur les plots de guidage, on fait osciller la règle de maçon de gauche à droite pour obtenir une surface lisse et de niveau. Petit à petit, on fait glisser les guides métalliques et on continue…

 

 

Et voilà, on obtient une dalle (presque) plane! Bon, entre temps, il s’est mit à pleuvoir bien comme il faut et je ne peux m’empêcher de te montrer cette photo:

 

Après avoir laissé sécher la dalle quelques jours, et vu son état de surface loin d’être suffisant pour pouvoir coller du carrelage directement dessus, on a procédé à son ragréage. Pour cela, après avoir enduit la dalle brute d’un primaire d’accrochage, on verse un mortier de ragréage autolissant en deux couches sur la dalle. La première couche permet de rattraper grossièrement le niveau dans les zones creuses de la dalle et la deuxième couche permet d’obtenir une surface plane et lisse sur la totalité du sol.

 

Voilà, c’est tout pour le moment! Maintenant, il ne nous reste plus que le plafond, l’isolation, le placo, l’électricité et l’adduction d’eau à faire avant que le cuisiniste vienne le mois prochain… easy! 😉