Sélectionner une page

Le réseau domestique – Partie 1 : l’amélioration des réseaux mobile et Internet

par | Fév 6, 2018 | Réseau domestique | 0 commentaires

Il n’est pas sans dire que nous sommes plutôt geeks dans l’âme. Cela dit, le fait que nous ayons déménagé à la campagne ne nous empêche pas d’être à la pointe de la technologie puisque d’une part, nous aimons ça, et d’autre part, nous allons en avoir besoin pour notre activité.

Il est évident qu’en étant situé là où nous vivons actuellement (c’est à dire perdu dans le **** ** *** de la France) nous ne nous attendions pas à avoir un débit Internet et Mobile extraordinaire.

Et en arrivant, ce fut bien le cas : environ 2-3 Mbits/s pour Internet, et à peine un peu de 3G pour le mobile, avec des coupures fréquentes.

Bon…que faire?…

Solution pour Internet
Pour le coté Internet, nous avons tout d’abord choisi de prendre malgré tout une Livebox d’Orange, à défaut de pouvoir prendre autre chose, car le NRA (Noeud de Raccordement ADSL – le central téléphonique) duquel nous dépendons n’est évidemment pas dégroupé (c’est à dire qu’il ne nous permet pas de recevoir les services de TV par Internet et un très haut débit) et nous impose donc des offres plus chères et moins intéressantes. Pas vraiment de solution au moment de l’installation donc…

Solution pour le mobile
Pour le coté mobile en revanche, nous avons fait des recherches et avons pu identifier les antennes des opérateurs à proximité de chez nous. Évidemment, la plupart sont trop éloignées pour que les antennes de nos portables parviennent à capter le signal.

Pour faire ces recherches, nous avons utilisé des outils en ligne tels que CartoRadio de l’Agence Nationale des Fréquences, qui répertorie l’ensemble des antennes en service, ou encore le site CouvertureMobile.fr.

Mais il nous a tout d’abord fallu comprendre et analyser les fréquences que l’on souhaitait et surtout que l’on pouvait recevoir.

En effet, les opérateurs français émettent sous différentes fréquences réparties à peu près équitablement entre ces derniers.

Pour information – et c’est important à savoir – plus la bande de fréquence est basse (plus le nombre est petit), plus les ondes vont loin dans l’espace. Nous y reviendrons plus bas.

Nous trouvons actuellement les bandes de fréquences suivantes sur le territoire, dans l’ordre :

la bande des 700Mhz utilisé pour la 4G. Elle était (et est encore dans certains endroits) utilisée pour la TV par TNT mais l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) a décidé de la réattribuer progressivement au mobile. Elle est répartie comme suit :

Elle est très intéressante, surtout dans les milieux ruraux, car comme expliqué plus haut, le fait que ça soit une fréquence basse permet une diffusion sur de grandes distances. Ainsi, avec moins d’antennes, les opérateurs touchent plus de monde.

 

La bande des 800Mhz utilisée également pour la 4G par les principaux opérateurs sauf Free :

 

La bande des 900 Mhz, utilisée pour la 2G et la 3G :

 

La bande des 1800Mhz, utilisée pour la 2G et la 4G :

 

La bande des 1900 – 2100Mhz, utilisée pour la 3G et 4G :

 

Et enfin, la bande des 2600Mhz, pour la 4G, utile en ville, car elle n’a pas une portée lointaine, mais pénètre très bien à l’intérieur des bâtiments :

 

Voici un tableau récapitulatif regroupant les bandes de fréquences propres à chaque opérateur:

Nous voyons donc bien qu’Orange est le mieux placé dans l’attribution des fréquences, d’où le fait que nos téléphones passent mieux la plupart du temps chez cet opérateur.

Ce tableau est intéressant pour permettre de choisir au mieux son opérateur en fonction du lieu où l’on habite : en ville, on ne sera pas trop lésé car il y a beaucoup d’antennes (que ce soit en fréquences basses ou hautes) mais à la campagne, on privilégiera un opérateur avec des fréquences basses car il y a moins d’antennes et il faut donc que les fréquences aillent le plus loin possible (ce qui est le cas des bandes 700 et 800 Mhz pour la 4G).

La question était donc : quelles bandes de fréquences sont diffusées sur les antennes autour de nous?

En fouillant un peu sur les sites précédemment mentionnés, nous avons trouvés que les bandes de fréquences 800, 900, 1800 et un peu de 2100Mhz étaient émises par les opérateurs (mêmes si les antennes ne sont pas forcément à coté). En fonction de la distance, il ne fallait pas imaginer pouvoir recevoir du 2600Mhz (même si les antennes Free en sont pourvues). De plus, après des essais avec différentes cartes SIM, nous avons conclus qu’Orange et Bouygues étaient les opérateurs qui passaient le mieux chez nous.

Nous nous sommes donc mis en quête d’une antenne à poser sur le toit qui pourrait capter les fréquences de ces 2 opérateurs et la solution a été de choisir un amplificateur de réseau.

Dans ce domaine, il y a de tout et n’importe quoi, allant du 1er prix à des prix astronomiques. Notre but était d’avoir un matériel qui fonctionne sans pour autant exploser le budget.

En regardant les avis sur Internet, nous avons trouvé 2 marques intéressantes, du point de vue des produits et de la qualité : Stella Doradus et HiBoost.

Les caractéristiques techniques du second constructeur étant parfois un peu confuses, nous avons choisi le premier avec le Stella Home 3 bandes (800/900/2100Mhz).

 

Le principe est le suivant : l’antenne fournie installée sur le toit capte les signaux faibles des antennes des opérateurs, puis l’amplifie vers une antenne intérieure.

Cela fonctionne très bien à condition bien sur de vérifier que l’on est bien dans une zone où on peut capter ces fréquences.

Pour nous, c’était un peu tout ou rien, car on ne savait pas si ce produit allait fonctionner. Miracle, on capte les bandes 800 et 900Mhz mais pas du tout la bande 2100Mhz qui semble être trop loin.

Nous aurions donc pu acheter un amplificateur seulement pour les bandes 800 et 900Mhz, mais tant pis le principal est que ça fonctionne.

Peut-être une solution pour Internet finalement?
En effet, la 4G fonctionnant mieux que l’ADSL (oui nous ne captons pas à fond, mais le débit est 3 fois plus élevé que celui de l’ADSL donc on ne va pas se plaindre), nous avons opté pour la 4G Box de Bouygues Télécom, en remplacement de la Livebox. Le débit est meilleur, même si les services sont limités (on ne peux pas tout avoir) et le quota de données est désormais limité à 200Go (bah oui c’est peu pour Netflix et les téléch…heu la réception de gros fichiers par les amis…hum) !

L’année prochaine (novembre 2018 si tout va bien), les fréquences 700Mhz seront utilisables dans la région, en espérant que les opérateurs mettront à jour leurs antennes pour la proposer. Bien qu’il faille un matériel compatible, je pense que le gain en débit en vaut largement le coup…

Bon c’est pas tout d’avoir un peu de 4G, mais quitte à faire des travaux, autant prévoir les câbles pour Internet, la TV et la gestion de tout ce beau monde non? La suite au prochain épisode… 😉