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Je reste septique

par | Oct 30, 2018 | Travaux |

Long time no see! Du coup, pour se faire pardonner, on va parler caca. Et plus précisément, système d’Assainissement Non Collectif (ANC).

Tu n’étais peut-être pas au courant, mais jusqu’à cet été, nos eaux usées finissaient… dans la nature. Pas top pour des mecs qui veulent créer un lieu orienté développement durable. Et comme le réseau d’assainissement collectif (tout à l’égout) le plus proche doit se trouver à plus de 2km à vol d’oiseau, on a donc du s’orienter vers un système d’ANC.

Première étape, réaliser une étude de sol pour déterminer le système d’assainissement le mieux adaptée. Pour ce faire, on a choisi la société AGEOL, basée à Valence, qui a réalisé une étude en 3 étapes : analyse du site (situation géographique, géologique et hydrologique), analyse pédologique (sondages de sol et tests d’infiltration) et enfin synthèse avec préconisation d’une filière de traitement. Pour résumer, étant donné qu’on a un sol gorgé d’eau (sans blague…), il est impossible d’utiliser le sol en place comme moyen d’épandage, comme c’est le cas avec un système traditionnel de fosse septique. Quelque part, ça nous arrange parce que l’épandage dans le sol monopolise une grande surface sur laquelle on ne peut rien planter. Du coup, dans son rapport, AGEOL nous recommande l’installation d’un filtre compact.

Le principe du filtre compact est simple : les eaux usées se déversent d’abord dans une fosse toutes eaux pour un prétraitement. Les « boues » (le caca) tombent au fond et sont liquéfiées par des bactéries tandis que les matières grasses, elles, restent en surface. Les fluides sont ensuite filtrés dans le filtre compact proprement dit : ils sont répartis sur un matériau filtrant (laine de roche, fibre de coco, xylit,…) dans lequel des bactéries dégradent les polluants. Les eaux traitées sont ensuite évacuées gravitairement en partie basse du filtre compact pour rejoindre le milieu naturel. Dans notre cas, on a eu l’autorisation de la mairie pour rejeter nos eaux traitées dans le fossé communal. En plus de ça, on n’oublie bien sur pas la ventilation des volumes pour évacuer les gaz de digestion des bactéries.

 

 

Nous avons ensuite contacté le SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif) pour valider avec eux le principe d’installation et obtenir des aides non négligeables pour la mise en œuvre de cette solution.

Dernière étape : les travaux. Bertrand TP, la même entreprise qui nous avait refait le captage de la source, nous a donc installé notre filtre compact cet été en moins d’une semaine.